navigation

Appel de Charles De Gaulle 23 janvier 2014

Posté par abelk dans : Non classé , ajouter un commentaire

Charles De Gaulle a donné de lui deux images: celle de l’homme du 18 juin 1940 et celle du fondateur de la cinquième république en 1958.

L’HOMME DU 18 JUIN 1940
gdg3degaulle.jpg 
La situation qui prévaut à l’époque est une grande détresse nationale, qui est engendrée non seulement par une offensive des armées allemandes, mais aussi par la débandade des troupes franco-anglaises. Huit millions de civils fuient sur les routes de l’exode.
Charles de Gaulle, sous-secrétaire d’État à la Défense, tente de convaincre son gouvernement de résister jusqu’au bout, en vain.
De retour d’une visite à Londres auprès du Premier ministre Winston Churchill, il apprend le 16 juin que le maréchal Philippe Pétain, partisan de l’armistice, est devenu le nouveau chef du gouvernement.

Le 17 juin, il reprend l’avion pour Londres pendant que Pétain annonce à la radio sa décision de cesser le combat. A Churchill, il fait part de son intention de lancer un appel à la résistance mais il n’a accès que le lendemain aux studios de la BBC. C’est ainsi que le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, Charles de Gaulle lance à ses compatriotes l’Appel suivant:  « Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

LE PREMIER PRESIDENT DE LA CINQUIEME REPUBLIQUE
degaulle4.gif 
Le 13 mai 1958 une manifestation à Alger entraîne la chute de la IVe République et le retour du général De Gaulle au pouvoir. Ce nouveau régime est le fruit d’un compromis entre les conceptions de Charles de Gaulle et des partis politiques. Charles De Gaulle avait tracé à Bayeux en juin 1946 les caractéristiques d’un régime où le chef de l’Etat, élu par un collège élargi, possédait la réalité du pouvoir exécutif. Ce régime mis en place en 1958 veut établir un équilibre entre un président disposant de pouvoirs renforcés et un parlement. Nous pouvons dire que le parachèvement de cette constitution va être l’élection du président de la République au suffrage universel en 1962. C’est un régime qui a assuré à la France une stabilité qu’elle n’avait pas connue depuis longtemps: quatorze constitutions depuis la Révolution de 1789.

L’HERITAGE DU GAULLISME: « Il y a cinquante ans, le plus illustre des Français devenait Président de la République ». Ceci étant, même si hier avec l’éfondrement du système communiste, certains y voyaient la fin de l’histoire et la victoire du modèle libéral anglo-saxone. Malheureusement, aujourd’hui ce modèle montre ses limites. Qu’en sera t-il demain de l’héritage du gaullisme?

Courage de Rosa Parks 21 janvier 2014

Posté par abelk dans : Non classé , ajouter un commentaire

 rosaparks31.jpgRosa Parks, de son vrai nom Rosa Louise Mac Cauley, est née le 4 février 1913 en Alabama. Elle est fille de James Mac Cauley, charpentier, et de Leona Mac Cauley, institutrice. Après le divorce de ses parents, elle a été élevée par ses grands-parents, dans une ferme. Son grand-père lui inculque des principes de justice sociale, de dignité et de fierté de ses origines en lui léguant comme viatique la recommandation suivante : « n’accepte jamais les traitements iniques, d’où qu’ils viennent, et ne baisse jamais les bras devant l’injustice ». Les paroles que lui répétait sa mère alors qu’elle était enfant ont également fait leur chemin : « qu’il n y a aucune loi qui nous oblige à souffrir » ou encore « sois fière d’être ce que tu es ! Deviens quelqu’un qui sera respectée des autres et qui les respectera aussi! ». C’est cette éducation empreinte de justice sociale qui a constitué le sous bassement faisant d’elle une icône de la liberté et une pionnière de la lutte contre la discrimination raciale.

 rosaparks2.jpgUne icône de la liberté. Son mariage avec Raymond Parks facilite comme qui dirait les choses. En 1940, malgré les lois ségrégationnistes, elle est, avec son mari, membre de la ligue des électeurs « Voters League » qui milite pour obtenir le droit de vote pour leurs frères de race. A cette période, Rosa Parks obtient un emploi dans une base de l’Armée de l’Air américaine (Maxwell Air Force Base) où sa prise de conscience s’accentue. Plus tard, elle écrira dans son autobiographie : « on pourrait dire que la base de Maxwell m’a ouvert les yeux ».En décembre 1943, les Parks sont membres du mouvement américain pour les droits civiques et militent dans la section de « l’Association pour l’avancement des gens de couleur » (NAACP en anglais) de l’Alabama.

 rosaparks1.jpgUne pionnière de la lutte contre la discrimination raciale. Le 1er décembre 1955, quand Rosa Parks, femme noire, couturière de 42 ans, refuse de céder sa place à un homme blanc dans un autobus à Montgomery, Etat d’Alabama au  sud des Etats-Unis, elle ignorait que son geste aboutira à l’abolition de la ségrégation raciale en 1964. Surnommée « la mère du mouvement des droits civils», la vie de cette pionnière de la lutte pour les droits civils est une vie de lutte contre le poids de quatre siècles d’esclavage. Ce combat  semble naturel aujourd’hui mais pour les pionniers comme Rosa Parks, c’était une mise en danger permanente. Un refus pourtant anodin de nos jours, mais c’est bien lui qui a révélé l’ampleur de la révolte du peuple noir, avec l’implication que l’on sait d’un jeune pasteur  de 26 ans encore inconnu à cette époque: le révérend Martin Luther King. 

Des interrogations voire des réponses diverses ont été données à cet acte. Cependant, malgré les sollicitations, Rosa Parks ne trouvait pas utile de donner le vrai sens de son acte. Il a fallu attendre trente cinq ans, soit 1992, pour qu’elle décide en toute modestie de faire  une mise au point sur son acte : « certains disent que j’avais refusé de céder ma place ce jour là, parce que j’étais trop fatiguée, j’avais mal aux pieds et que je ne savais pas pourquoi j’avais refusé de me lever comme on me le demandait. Mais, ce n’est pas exact. Je n’éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu’à l’accoutumée après le travail, qu’il m’était impossible de bouger les pieds. Or, ce n’est pas aux pieds que j’avais mal ; mais dans mon cœur d’être humain. Ma fatigue était plutôt morale : j’en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des blancs. J’étais surtout fatiguée de devoir capituler. J’avais le sentiment d’avoir le droit d’être traitée comme n’importe quel autre passager. Nous supportions ce traitement depuis trop longtemps ». 

Tout bien considéré, aujourd’hui au regard de l’évolution des mentalités Rosa Parks aurait été certainement satisfaite du chemin parcouru, car comme l’a dit le révérend Jesse Jackson « elle s’est assise pour que nous puissions nous tenir debout ». Pour autant, peut-on considérer cette victoire égalitaire de totale ou reste t-il encore beaucoup à faire de par le monde?  

Combat de Nelson Mandela 20 janvier 2014

Posté par abelk dans : Non classé , ajouter un commentaire

mandela1.bmpLe combat de Nelson Mandela peut être résumé à trois niveaux. D’abord, il se caractérise par une action politique non violente. Ensuite, il opte pour l’action politique violente, puisque les circonstances l’imposaient,  comme il le dit si bien lui-même: « on frappait aux portes, elles restaient fermées il fallait bien les ouvrirs ». Enfin, il revient à l’action non violente, son premier amour,  lorsque l’environnement politique était devenu favorable.

 mandela1prison.jpgLa lutte contre l’appartheid. En 1959, Mandela crée la branche armée du congrès national africain (A.N.C.). C’est ainsi que des actions violentes vont être menées: des pylônes électriques détruits, des usines et des ponts brûlés. A cela s’ajoute l’organisation des campagnes de violation des lois établies, afin de défier les autorités. A titre d’exemple, un membre de la branche armée, très souvent lui même Mandela, entrait dans un hôtel réservé aux blancs et de toute évidence cherchait à se faire arrêter. Dans les minutes voire les heures qui suivaient, plus d’une cinquantaine de  membres  de l’ANC faisaient exactement la même chose. A la fin de la journée, la police se retrouvait à gérer près de 3000 personnes sous arrestation.  

En janvier 1962, Nelson quitte l’Afrique du Sud sans autorisation. Il fait une tournée de près d’un semestre dans les pays africains et en Angleterre. A l’occasion, il profite de suivre un entraînement militaire en Ethiopie. A son retour dans son pays, il est arrêté pour sortie de manière clandestine du territoire national. Il se retrouve derrière les barreaux, condamné à purger une peine de cinq ans. Cependant, les charges vont s’envenimer avec la découverte par les autorités en 1963 du  quartier général de la branche armée de l’ANC ; ce qui aura pour incidence, une condamnation sévère et lourde des membres de la lutte armée : la perpétuité. C’est ce qui va expliquer que Mandela passera 27 ans de sa vie en prison. C’est cette histoire douloureuse faite de privations et de résistance qui a inspiré Bille August dans son film « Goodbye Bafana ».  goodbyebafana.jpg

mandelapdt.jpg Premier président noir de l’Afrique du sud. En 1990, les discussions sur la libération de Mandela aboutissent. Ainsi au mois de février, sur ordre du président de l’époque Frederick de Klerk, le prisonnier Mandela est officiellement libre. Quelques temps après sa libération, il surprend le monde entier en déclarant: « Et maintenant, nous devons tous créer une nation arc-en-ciel pour donner naissance à un monde nouveau ». Cependant, il a fallu attendre quatre années pour que l’un des objectifs de son combat politique se réalise: l’organisation des élections démocratiques en Afrique du Sud. Candidat de l’ANC, il est élu président de la république pour un mandat de cinq ans. Durant son mandat, il ne ménage aucun effort pour lier ses paroles à ses actes: l’établissement d’une « nation arc-en-ciel ».

Mandela est un grand homme de par son grand charisme, sa grande prestance et sa grande générosité indéniable. L’Afrique du Sud ne pouvait rêver mieux comme premier président noir car il a lancé indéniablement les bases d’un «vivre ensemble » durable entre blancs et noirs sans esprit de revanche et tout tourné vers l’avenir.  Les dirigeants africains devraient méditer sur son itinéraire politique et s’inspirer de sa capacité à bâtir la paix entre des communautés dont les opinions sur la conception de l’avenir divergeaient radicalement. En effet, avant la libération de Mandela, qui pouvait prédire un tel avenir pour l’Afrique du Sud, une cohabitation pacifique entre blancs et noirs même si les heurts ne manquent jamais. Pourquoi certains dirigeants africains sont-ils incapables de créer les conditions permissives d’une paix durable dans leurs pays ? Alors que Mandela, qui avait mille raisons historiques d’être revanchard, a été un apôtre de paix. 

Quel grand homme! Les gens devraient méditer les deux phrases suivantes : « Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé », «  En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant ». 
 Mon rêve est que les générations africaines actuelles et futures trouveront des successeurs à cet homme digne et illustre à plusieurs égards !! 

Militantisme de Louise Michel 16 janvier 2014

Posté par abelk dans : Non classé , 1 commentaire

louisemichel11.jpgNée  le 8 mai 1830 au château de Vroncourt en Haute-Marne, Louise Michel est la fille née hors mariage du fils d’un châtelain et de sa servante. Elevée par ses grands-parents, elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale marquées par la philosophie des lumières. C’est cette éducation qui lui fera prendre conscience de l’injustice et de la nécessité de la combattre. Ce que nous pouvons retenir de cette militante infatigable c’est que durant son cycle de vie, elle n’a fait que déranger : enfant adultérine, femme enseignante, femme célibataire, femme déportée. 

Une institutrice dont les méthodes dérangent. En 1853, elle devient institutrice mais elle refuse de prêter serment à l’empereur Napoléon III. Son opposition à l’empire peut être résumée dans la phrase suivante : « sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime ». Elle enseignera par conséquent dans des « écoles libres » c’est-à-dire sans lien avec le pouvoir, d’abord en Haute-Marne, puis à Paris à partir de 1856. De même, elle milite pour que l’école soit ouverte à tous et qu’il n’y ait pas de différence  entre les sexes. En fait, elle a une conception assez particulière de son rôle en tant qu’enseignante, au point de soutenir que: « la tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter ». 

En 1865, grâce à une somme d’argent que lui donne sa mère, venue la rejoindre à Paris, elle ouvre sa propre école à Montmartre. Pendant ces années-là, elle commence à construire sa pensée : elle est persuadée que l’humanité n’en est qu’à l’enfance et qu’elle va évoluer. Elle est convaincue que les femmes joueront un rôle moteur dans ces évolutions. 

Une femme dont le célibat dérange. A cette époque, encore plus qu’aujourd’hui, la norme sociale est la vie de couple, norme qui s’applique de façon plus contraignante sur les femmes. Après avoir refusé deux prétendants et quitté la campagne, elle se sent plus libre dans sa vie parisienne. Certes l’exode rural de Louise Michel vers les grandes villes et les concentrations industrielles était motivé par l’espoir de fuir la pauvreté et la dureté de la vie paysanne. Cependant, cet exode a sans aucun doute eu aussi comme ressort l’espoir d’une vie sociale plus libre, parce que protégée par l’anonymat et permettant plus de rencontres. C’est vrai aussi qu’à la fin du dix-neuvième siècle, le mariage concernait plus la classe bourgeoise, qui avait intérêt à garantir la transmission de leurs biens que la classe ouvrière. Cependant, la situation de cette célibataire endurcie qui était hors norme voire hors la loi ne pouvait que déranger : cela lui valu d’être surnommée la vierge rouge.

 louisemicheldportation1.jpgUne déportée dont la solidarité dérange. En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Sa mère ayant été arrêtée et menacée d’être exécutée pour faire pression sur elle, Louise Michel se rend pour la faire libérer. Elle est arrêtée, passe devant un Conseil de guerre puis est condamnée en décembre 1871 à la déportation à vie. Elle est d’abord gardée dans une enceinte fortifiée puis déportée au bagne en Nouvelle Calédonie où elle restera jusqu’en 1880. Le 8 décembre 1873, elle arrive au bagne en Nouvelle Calédonie. Là, elle reprend son travail d’institutrice auprès des canaques en prison. Elle les approuve quand ils se révoltent contre la colonisation. C’est sans doute au contact de Nathalie Lemel, une des animatrices de la Commune, déportée avec elle, que Louise Michel devient anarchiste.

Libérée après la loi d’amnistie du 12 juillet 1880 et accueillie par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l’abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs. Malgré les nombreuses arrestations voire des humiliations, personne ne pouvait mettre fin à sa détermination même pas la pneumonie qui l’entraina à la mort  à Marseille au cours d’une tournée de conférences dans le sud de la France. La foule de 120 000 personnes qui l’accompagna lors de ses funérailles témoigne assurément de sa grandeur. 

Somme toute, de tous les personnages de la Commune de Paris, Louise Michel est et restera vraisemblablement la première à avoir échappé au silence et à l’oubli liés au temps qui passe. Sa vie est un exemple de lutte sans compromission avec les règles d’une république bourgeoise et pour l’émancipation de la classe ouvrière.

Rêve de Martin Luther King 4 avril 2013

Posté par abelk dans : Non classé , ajouter un commentaire

martinlutherkingjr.jpg  »Je vous le dis aujourd’hui, mes amis, bien que nous devions faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, j’ai tout de même un rêve. C’est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain. » 

Je fais le rêve qu’un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous considérons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je fais le rêve qu’un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des esclaves et les fils des propriétaires d’esclaves puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. 

Je fais le rêve qu’un jour, même l’État du Mississippi, désert étouffant d’injustice et d’oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice. 

Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd’hui !

Je fais le rêve qu’un jour juste là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation; un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs.

Je fais ce rêve aujourd’hui. 

Je fais le rêve qu’un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes soient transformés en plaines, que les endroits tortueux soient redressés, que la gloire du Seigneur soit révélée et que tous les vivants le voient tous ensemble.» 

Pacificité de Mahamat Gandhi 30 janvier 2013

Posté par abelk dans : Non classé , ajouter un commentaire

gandhi.jpgMohandas Karamchand Gandhi est un homme simple qui refusa l’injustice et l’oppression du monde. C’est ainsi, face au très puissant empire britannique il a été amené à employer et à imaginer toutes les armes qui pouvaient être à sa disposition. Ces armes qui ont la particularité d’être non violentes sont diverses.

L’arme de l’action de masse. Toute la masse populaire motivée doit être mobilisée pour la cause commune.

L’arme de la grève du travail, de l’impôt et de la faim. Le mot d’ordre était d’arrêter de travailler pour les ouvriers et aux paysans de ne pas payer l’impôt jusqu’à obtenir satisfaction. Au cas où, aucun signe positif était visible passer à la vitesse supérieure: la grève de la faim.

L’arme de la non coopération. Il est question d’un boycot qui consistait à ce que tout indien ayant reçu des décorations ou titres du gouvernement britaniques les lui retourne; que tous les élèves indiens soient retirés des institutions gouvernementales; que les avocats et les juges désertent les tribunaux britaniques; que les fonctionnaires abandonnent leurs postes; que les militaires indiens quittent l’armée.

L’arme de la désobéissance civile.  ll s’agit de transgresser une loi lorsque celle-ci est estimée injuste voire non légitime.

L’arme de l’obstination. Margré les pressions et les intimidations l’engagement doit être maintenu. Surtout que le doute et les hésitations peuvent être comme des signes de faiblesse voire une éventuelle rénonciation.

Cependant, pour utiliser ces armes Gandhi demanda à tous ceux qui souhaitaient combattre à ses côtés de respecter à la lettre les règles. Ainsi, le combattant:

- ne se laissera pas à la colère;

- supportera la colère de l’adversaire;

- n’usera jamais des represailles mais il ne se soumettra, pour quelle que raison que ce soit, à aucun ordre donné dans la colère;

- se laissera arrêter et ne s’opposera pas à la saisie de ses biens;

- ne laissera quiconque s’emparer d’un bien qui lui aura été confié et il le défendra au prix de sa vie mais sans jamais rendre violence pour violence;

- ne prononcera ni de représailles, ni de jurons et encore moins de malédictions;

-n’insultera pas ses adversaires, ne se servira d’aucuns cris et d’aucunes formules contraires à l’esprit du mouvement;

- ne saluera, ni insultera pas non plus les personnages officiels anglais ou indiens;

- protègera tout personnage officiel contre l’insulte ou l’attaque même au risque de sa propre vie pendant les campagnes menées.

 gandhipendantlamarcheduselmars1930.jpgLe résultat de son action politique.  Certes, le 15 août 1947, l’Empire des Indes devient indépendant. Cette indépendance ne fut pas chose facile à obtenir car cet Empire recouvrait de vastes territoires comprenant des différences de culture, de langue et  de religion. Et pourtant grâce à sa volonté et sa force d’âme Gandhi a su forcer sans  violence, les Britanniques à rendre l’Empire à son peuple véritable. C’est ainsi qu’il a une résonance internationale, influencé l’Inde et le monde. Son action non-violente est devenu un modèle qui est réutilisé dans le monde entier pour lutter contre toutes les formes d’oppression aussi bien au niveau de la liberté d’opinion politique telle que le Communisme ou du non-respect des droits de l’homme telle que la Ségrégation.

Tout bien considéré, le bilan de l’action non violente de Gandhi reste mitigé. Car les succès et les échecs se sont cotoyés très souvent tout au long de sa marche vers la victoire finale: l’indépendance. Mais quelle indépendance au prix d’une sauvage guerre religieuse et d’une scission entre d’un côté les hindous en Inde d’aujourd’hui et de l’autre côté les musulmans au Pakistan? Gandhi paiera de sa propre vie!

JuristeG |
Argent et Réussite |
Brasilagora |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Francaisencolere
| Trouvonsmagali
| A site about hotel roma vic...